Annette et Thomas adorent regarder les vieux épisodes des aventures de Mr. Bean. L'autre jour, ils m'invitent à venir voir une scène dans laquelle Mr. Bean est en train de déjeuner sur un banc, et tient en main une bouillotte en guise de thermos. Je demande à Annette si elle sait ce qu'est cet objet, et naturellement, elle n'en a pas la moindre idée. Alors je lui explique, en prenant pour exemple la bouillotte que mes grands-parents préparaient pour mon frère et moi les soirs trop frais dans leur petite maison sans chauffage central. Nous trouvions ça très amusant, et très agréable!
Cette explication inopinée a alors provoqué en moi un flashback, une série de souvenirs et d'images comme on en voit dans les films, quand tout vous revient tout-à-coup: la boite de Lego (les seuls jouets gardés précieusement dans la maison pour les jeunes visiteurs), la pêche aux petits poissons dans le ruisseau au bout du potager, les épisodes d'Hawaii Police d'Etat sur Antenne 2 l'après-midi, la "chasse au sanglier" (prétexte inventé par mon grand-père pour nous emmener faire de grandes marches dans la forêt...), la soupe qui commençait chaque repas le soir (qu'est-ce qu'on n'aimait pas ça alors, mais qu'est-ce que je donnerais pour la goûter maintenant parce qu'elle était sûrement délicieuse), les tartines de sucre le matin, le hachis (spécialité de Papi et Mami, et repas préféré de mon enfance), les marchands de glace (le "bon" et le "mauvais"), la jolie carte postale, une pour moi, une pour mon frère, envoyée par nos parents à qui nous manquions pendant ce mois d'été passé dans leurs Ardennes natales, la maison des sœurs où nous devions nous rendre pour leur téléphoner, puis la cabine installée un jour juste devant la maison, les numéros du magazine belge Bonne Soirée dans lesquels je passais des heures à découper des photos de mode pour en faire ma propre collection, les bonbons à l'anis, les bouteilles de limonade livrées à domicile, et puis le marché le vendredi, pour lequel il fallait se faire propres et beaux, parce que toute la petite ville s'y retrouvait, et les exclamations: "Oh, comme ils ont grandi. Et comme ils ressemblent à leur papa!" Ce que je trouvais toujours très drôle, même petite, parce qu'une semaine auparavant, sur un autre marché, avec nos grands-parents maternels, nous ressemblions tant à notre maman...
dimanche 18 mars 2012
La bouillotte
vendredi 10 février 2012
Les lumières du couloir
lundi 2 janvier 2012
The Sense of an Ending
Je n'avais pas lu de roman anglais depuis longtemps et cela m'a replongé dans mes études à la fac de Nancy. Surtout le titre du roman d'ailleurs, qui ne peut être une coïncidence, puisqu'il est exactement le même que celui de l'ouvrage de 1967 de Frank Kermode, et que les deux auteurs abordent des thèmes similaires, l'un par le biais de la fiction, l'autre par la théorie (quelque chose à étudier...). Et Kermode lui, m'a fait repenser à ce cours de licence sur le roman anglais avec M. Morel, que je n'avais pas du tout aimé sur le moment mais qui à long terme a été l'un des cours les plus marquants et utiles pour mes études de littérature. Au moment de choisir une de mes options, je m'étais inscrite dans ce cours principalement pour être avec ma copine Véro qui, elle, vénérait Morel. Moi, j'étais Chardin à fond. C'était le spécialiste de Shakespeare et Milton. Pendant 3 ans, il m'a fascinée avec ses explications de pièces et de sonnets. Une pièce par trimestre. Mais il y avait tant de choses à dire! Ce n'était pas difficile d'avoir une place dans ses cours. A part quelques groupies dont je faisais partie, la majorité des étudiants étaient là parce que les pauvres étaient arrivés trop tard au panneau d'affichage pour s'inscrire dans un autre cours -- n'importe quel autre cours! Il faut dire que Chardin, il notait super vache... Alors oui, il y a eu Chardin, et Morel pour la théorie du roman, et puis Mme Meneses aussi. Elle, c'était une des profs de littérature américaine, une espèce d'anti-Chardin parce que 1) elle s'occupait de littérature AMÉRICAINE et CONTEMPORAINE, 2) elle enseignait à l'américaine, c'est-à-dire 30 poèmes par heure, au lieu d'une dizaine de sonnets par trimestre, 3) ses cours étaient mortels, et 4) elle notait beaucoup moins vache. Madame Meneses a aussi été très importante dans mes études, ma carrière et ma vie car c'est elle qui m'a fait découvrir Dos Passos et Tennessee Williams, et c'est elle qui m'a donné le poste de lectrice à Ball State University, qui a marqué le début de ma vie aux US. "Tu n'as aucune chance," m'avait dit ma copine Isabelle, "ce poste, elle le donne à une maîtrise parce qu'il faut avoir sa licence en poche avant le départ". J'ai hésité quelques secondes, et puis je suis allée postuler malgré tout. J'ai passé un entretien avec elle, et elle m'a donné le poste, en me faisant promettre de réussir tous mes examens en juin parce que je n'aurais pas la possibilité de revenir pour la session de septembre. C'était au printemps 1990.
lundi 24 janvier 2011
Lorraine
samedi 15 janvier 2011
Play dates
samedi 20 novembre 2010
Parents Appreciation Night
17h35, nous avions 3 heures devant nous. Nous sommes allés prendre un verre sur un balcon à 2 pas de la plage, et avons profité d'un superbe coucher de soleil: silhouettes de palmiers sur dégradé d'orange et fond bleu. Mojito pour monsieur, Martini pamplemousse-basilic pour madame.
Nous sommes ensuite allés dans un resto belge. Un plat de moules-frites et quelques bières qui m'ont fait repenser à mes petites sorties nocturnes en famille à l'Oasis de Beauraing, de l'autre côté de la frontière...
Puis nous avons récupéré les petits qui s'amusaient comme des petits fous, et qui avaient, eux aussi, passé un bon moment.
vendredi 19 novembre 2010
J’adore le mois de novembre
Si, si, c’est vrai. J’ai toujours aimé ce mois qui est souvent redouté, comme influencé par son premier jour, la Toussaint, qui semble lui donner le ton - pluie, grisaille, froid, tristesse - et désavantagé par ces jours qui n’en finissent pas de raccourcir. Peut-être que j’aime ce mois parce qu’après tout, c’est le mois où je suis née, et je l’ai toujours associé à mon anniversaire, et donc pendant toute mon enfance, aux cadeaux. Où peut-être est-ce parce que la plupart des gens n’aiment pas ce mois. (Esprit contestataire, va!) Où peut-être est-ce tout simplement parce que j’ai toujours eu un petit côté casanier et que j’aime l’automne qui invite à rentrer à la maison et à se calfeutrer, en se disant "Qu’est-ce qu’il fait froid dehors, mais qu’est-ce que je suis bien ici".
Cela me rappelle qu’une fois, dans un cours de religion en 6ème ou 5ème, Madame F. nous avait demandé quelle saison nous préférions, et j’avais été la seule à répondre "l’automne". Elle m’avait demandé de justifier cette réponse qu'elle avait apparemment trouvé bizarre. Et puis je ne sais plus comment on en était arrivé à cette question, mais elle nous avait demandé à quel mois nous préférerions nous marier. Et moi j’avais répondu "novembre". Je trouvais ça très romantique, mais Madame F. avait essayé de me faire changer d’avis en me montrant tous les aspects pas bien pratiques d’un mariage célébré à cette période de l’année, qui selon elle, n’était pas aussi pleine de vie et de beauté que le printemps ou l’été. Oui, évidemment, la robe blanche bien décolletée et sans manches, ça ne rentrait pas bien dans ce cadre là, mais j’imaginais malgré tout une fête qui pourrait être adaptée à cette saison, décorée de rouge, orange et or, et une mariée emmitouflée de blanc.
Finalement, je me suis mariée en plein mois de juillet, comme tout le monde, mais n’empêche… j’aime toujours le mois de novembre. Et vous?
samedi 25 septembre 2010
Petit vélo bleu pour grand garçon

Nous avions acheté ce petit vélo bleu à Chicago pour les 4 ans d'Annette. Elle n'était pas assez grande pour le modèle au-dessus, mais elle était déjà presque trop grande pour celui-ci. Elle l'aurait préféré en rose, naturellement, mais nous savions que Sir Thomas était en route, et qu'elle-même passerait au modèle suivant d'ici ses 5 ans. Alors, avec la complicité de la vendeuse, nous avions réussi à la convaincre que bleu était une très jolie couleur aussi, et le petit panier blanc garni de 3 fleurs, acheté en supplément, avait scellé l'affaire. 3 ans et demi plus tard, le petit vélo bleu a repris du service, après avoir patiemment attendu dans le garage qu'on lui regonfle ses pneus et l'ajuste à la taille d'un petit bonhomme plus que ravi de passer de son tricycle à un vélo "de grand". Beaucoup plus à l'aise sur son vélo, Sir Thomas était prêt à faire la course avec sa grande sœur... (une grande sœur qui a dû s'armer de patience et de compréhension pour éviter de ne pas être toujours la première...).
Vous remarquerez que la période rose de la petite fille de Chicago lui est passée... Son nouveau vélo, qui a remplacé le vélo - enfin rose - de ses 5 ans, est bleu, et c'était, cette fois-ci, son choix.
jeudi 25 mars 2010
Le petit lit
Elle semblait bien petite dans ce petit lit qui semblait si grand quand nous l'y avons déposée le jour où nous sommes rentrés de la maternité. Elle avait 3 jours. Et puis elle a grandi, et nous lui avons acheté un lit de grande, en octobre, 2 ans et demi plus tard. Le petit lit a alors été démonté, rangé au sous-sol, et gardé pour «plus tard» ... Pour notre plus grand plaisir, il a repris du service à la fin de l'été 2007, pour accueillir un autre bébé qui le faisait à son tour paraître si grand. Et 2 ans et demi plus tard, nous l’avons démonté une nouvelle fois, pour de bon cette fois-ci. Sir Thomas a reçu aujourd’hui son lit de grand garçon, paré de draps décorés de camions et de bulldozers.
Dans quelques jours, nous nous séparerons de toutes ces choses que nous avons acquises main dans la main pour accueillir nos enfants: le petit lit, le fameux matelas, la chaise haute, la poussette, et le siège-auto dans lequel nous avons installé nos petits bouts pour les amener chez nous la première fois, précieux cargo qui faisait presque rouler au pas des parents à la fois fiers, heureux et bouleversés par l’ampleur de cette nouvelle responsabilité. Cela ne se fera pas sans pincement au cœur, mais il nous suffira de regarder nos bébés devenus de si beaux enfants et de penser à bien profiter du moment présent pour franchir cette étape sans trop de nostalgie...
dimanche 27 décembre 2009
Un joyeux Noël
Ce que je préfère la veille de Noël et le jour même, c'est le temps qu'on prend d'être ensemble. Tout ce qui n'est pas festif est remis à plus tard, on n'y pense même plus. Le 24, c'est la fête qui se prépare et l'anticipation des enfants, et le 25, c'est le plaisir de découvrir et de s'amuser toute la journée.
Je me souviens de ces deux jours particuliers quand j'étais petite et que mon frère et moi nous levions plusieurs fois dans la première partie de la nuit pour regarder par la fenêtre de la salle de jeu si le Père Noël était passé et avait déposé ses cadeaux au pied du sapin, en bas dans le salon. Nous n'osions pas descendre les escaliers de peur de faire craquer les marches de bois et de nous faire prendre en flagrant délit d'infraction une veille de Noël, mais en nous collant le nez sur la vitre et en regardant de biais, nous pouvions voir sans être vus – ni entendus. Au final, nous n'avons jamais rien vu, parce que le sommeil a toujours été plus fort que nos petits esprits surexcités... Je revis désormais à travers mes enfants ces deux jours chéris de mon enfance.
Jeudi, les préparatifs sont allés bon train: Annette et Sir Thomas ont chacun préparé trois sachets de magic reindeer food, un chacun et un pour notre petite voisine, Julia. A la nuit tombée, ils en ont allègrement parsemé le gazon devant la maison.
Avant d'aller se coucher, Sir Thomas a lu quelques livres au sapin, comme il le fait tous les soirs depuis que nous avons notre sapin INSIDE,
et Annette a préparé une assiette de cookies et un verre de lait pour le Père Noël.
Elle était la première levée le 25, mais a eu la patience d'attendre que son frère se réveille pour inspecter sa chaussette de Noël et ouvrir ses cadeaux.
Sir Thomas, qui ne s'attendait certes pas à toute cette activité matinale, s'est bien pris au jeu et en a même redemandé en se levant après sa sieste de l'après-midi. Revenu au pied du sapin, il a demandé: "Where did all the presents go...?"
Une poupée joueuse de foot et une "perceuse" sont les 2 cadeaux phares de cette année, mais les enfants ont joué avec chaque jouet reçu, et Annette a commencé à dévorer ses nouveaux livres. Ça fait deux jours que je les regarde et les écoute s'amuser et rigoler ensemble, et je ne m'en lasse pas. Ça, c'est mon cadeau à moi...
jeudi 19 mars 2009
La récré
La cour de l'école était bordée d'un côté de la Seille, en contre-bas, et de l'autre côté, de l'église Saint-Brice en contre-haut (pas sûre que ce mot existe, mais vous voyez ce que je veux dire). La cour était en forme de rectangle, avec une bande d'herbe du côté de la rivière.
A la récré, nous avions parfois le droit d'apporter un ballon pour organiser une partie de foot ou de balle au camp. Sinon, il fallait recourir aux classiques: jouer au loup ou à chat perché (bien qu'il n' y avait pas trop de quoi se percher), à l'élastique, à la corde à sauter, ou encore échanger ses auto-collants Panini malheureusement collectionnés en double ou en triple.
On pouvait aussi se servir de son imagination: jouer à Drôles de Dames avec ses copines, par exemple, chanter "Trois petits chats" en frappant des mains à toute vitesse, ou tout simplement discuter de Platini, Maradona,
Claude François
Nous n’avions pas de balançoires, toboggans, ni monkey bars, mais un gros arbre bien vieux, avec d'énormes
L'hiver venu, la petite pente gazonnée qui partait du mur de l'église pour atterir dans la cour était recouverte de neige, et nous avions tous tellement envie d'y grimper et de nous laisser glisser le plus de fois de possible avant le coup de sifflet annonçant la fin de la récré (qui retentissait toujours trop vite), mais non, c'était formellement interdit! Ah... Soupir.
Un printemps, la Seille avait, comme toujours, débordé, mais cette fois, encore plus que d'habitude. Chaque jour on espérait qu'elle monterait jusqu'au niveau de l'école qui devrait alors fermer, évidemment. Nous observions la rivière, et faisions des prédictions: "D'ici demain, c'est bon, les maîtresses auront les pieds dans l'eau".
Cette année-là, c'est passé près, mais la cour n'a pas été inondée. Les enfants qui habitaient de l'autre côté du pont, avaient la chance d' être transportés en tracteur pour pouvoir aller en classe malgré tout. Ça, au moins, c'était rigolo, mais moi, j'habitais du bon (mauvais?) côté... Pas de tour en tracteur, pas de
La récré, c'était sacré. Et ça l'est toujours, j'en suis sûre.
mardi 3 mars 2009
Les maths et moi
Ça a toujours fait deux. D è
jeudi 13 novembre 2008
La balançoire
Pendant l'été 1976, la balançoire de Givet s'est trouvée une seconde vocation: les deux arceaux auxquels elle était accrochée se sont tranformés en barres, ni asymétriques, ni parallèles, mais barres de gymnastique tout de même, sur lesquelles mon frère et moi essayions de copier des mouvements à la Nadia Comaneci. Je me demande maintenant si Mémé nous regardait de la fenêtre de la cuisine, inquiète que nous nous cassions la figure en beauté, mais nous laissant nous amuser malgré tout, en croisant les doigts...
Avoir sa propre balançoire, c'est toute une histoire. Je me souviens du jour où le portique commandé pour ma petite soeur est arrivé à la maison. Il pleuvait des cordes, mais elle ne pouvait absolument pas attendre une minute, alors nous sommes tous sortis dans le jardin, et le portique a été monté illico presto, sous la pluie battante.
Maintenant, c'est Annette et Sir Thomas qui emmagasinent leurs souvenirs de balançoire. Une balançoire, que dis-je, un énorme portique avec toboggan et filet de pirate, construit à la main par leur papa et leur Tonton Baptiste, qui ont mesuré, découpé, et assemblé des poutres de bois, en plein soleil, pendant notre 1er été ici. Un travail de titan, un travail de fourmi, mais qui vaut son pesant d'or pour nos petits: l’un qui, pour l'instant, aime se balancer tranquillement, et l'autre, qui a déjà trouvé bien d'autres possibilités... Je regarde par la fenêtre, et je croise les doigts...
vendredi 20 juin 2008
Je joue, tu joues, elles jouent...
Dans le jardin de Papi et Mami, on sort aussi tous les jouets: mes Barbies, et celles de Tata Cécile, ainsi que les Playmobiles et les petites voitures de Tonton Fabrice. Parmi les jolies tenues de Barbie qui restent, il y a celles que Papi avait ramenées de ses voyages à Berlin, achetées au PX américain. (Autant dire que ces tenues-là, je ne les retrouvais pas sur le dos des Barbies des copines!) C'est là aussi qu'il trouvait toutes les super Matchbox et les boîtes de petits soldats en platique qui représentaient les armées de différents pays. (Mon frère et moi les organisions par terre de part et d'autre de son lit et nous lancions dans un combat impitoyable à coup de billes pour être le premier à faire tomber tous les soldats de l'autre). Fabrice et moi attendions toujours notre papa avec encore un peu plus d'impatience quand il rentrait de Berlin, parce que nous étions heureux de le retrouver, bien sûr, mais aussi parce que nous savions qu'il rapportait avec lui de belles surprises dans sa valise!

La combinaison bustier - pantalon, plus seventies, tu meurs, non?
jeudi 5 juin 2008
Petite promenade
A l'intérieur, les choses ont très peu changé, mais il existe maintenant un coin lecture pour les enfants décoré d’une grande table ronde peinte en jaune avec Dora et compagnie dessus (évidemment). Annette, qui a de qui tenir, s'est précipitée vers les baquets, a commencé à sortir 1, 2, 3, 4, 5, 6 livres. Je lui ai vite demandé de s'arrêter là - tout bas et en anglais - un peu inquiète à l'idée que les 2 bibliothécaires n'apprécient pas trop ce déballage intempestif à un quart d'heure de la fermeture... Aux US, je la laisse faire, parce que comme chacun sait, l'enfant y est roi, mais ici, j'ai préféré me la jouer maman française – à cheval sur les bonnes manières et soucieuse du qu'en-dira-t-on. Je ne voulais pas que la rumeur commence à circuler dans tout le village que la petite-fille de M. et Mme C. avait fait le bazar à la bibli sous le regard approbateur de leur fille... Finalement, nous n'avons pas pu sortir de livres car je n'avais pas apporté de justificatif de domicile. Il faudra donc repasser.
jeudi 15 mai 2008
Petite musique
Que de souvenirs en voyant cette camionnette… Mes vacances d’été à Vireux-Molhain, chez mon papi et ma mami, avec mon petit frère. Deux marchands de glaces passaient l’après-midi: un dans sa fourgonnette jaune avec “Glaces” écrit dessus en papier-collant brun – il ouvrait son coffre et proposait sa marchandise à l'arrière du véhicule; l’autre, dans une camionnette qui s’ouvrait sur le côté, toute colorée – il en jetait plus, c’est certain. Je me souviens surtout d'un jour où nous avions entendu le klaxon et étions descendus en courant dans la rue. En voyant le glacier à la fourgonnette s'arrêter devant la maison, je m'étais alors écriée, en direction de ma pauvre mami toute gênée sur son pas de porte: “Ah non, pas celui-là, c’est le mauvais…"


