samedi 4 avril 2009

Un samedi matin comme je les aime

Un samedi matin comme je les aime. Match de foot des Sail Fish à 9 heures - l'heure idéale, car il fait tellement bon. Annette a très bien joué, comme toujours, mis quelques buts, et s'est surtout bien amusée avec ses coéquipiers: Katie, Grady, Savannah, Audrey, Gavin, Daniela, Kathryn et Mason. Sir Thomas a, lui aussi, tripoté un peu le ballon sur le terrain pendant les périodes de repos.


Après le match, nous sommes allés faire un tour à la journée portes ouvertes de la police et des pompiers, co-organisée par la ville et la YMCA. Les enfants pouvaient monter dans plusieurs camions de pompiers, une ambulance, un camion de la SWAT team, etc... Il y avait aussi des stands de jeux, et un petit robot téléguidé en forme de téléphone prénommé Terry qui invitait les enfants à composer le 911, le numéro à appeler en cas d'urgence. Une fois le numéro composé correctement, Terry demandait quel était le problème (les enfants répondaient invariablement : "il y a le feu") et leur demandait leur adresse. S'ils ne la connaissaient pas, il les encourageait à la mémoriser, pour être prêt au cas où. La SWAT team avait aussi préparé un parcours du combattant pour les enfants, et les pompiers avaient plusieurs uniformes de tailles variées (veste, pantalon, bottes et casque) que les enfants pouvaient revêtir avant de s'entraîner à courir sur un petit parcours pour arriver à un tuyau d'arrosage qu'il fallait soulever et diriger vers une cible à "éteindre".


Ce programme divertissant de sensibilisation et de familiarisation avec les services d'urgences a beaucoup plu aux enfants. Sir Thomas était ravi de voir tous ces camions, et Annette a passé un bon moment sur place, puis à découvir ce qui ce cachait dans le goody bag, un sac remis à chaque enfant, contenant un frisbee, une corde à sauter, un ballon de foot, une bouteille d'eau, quelques coupons de ristourne dans divers magasins de sport, et un pass pour une journée à la YMCA.


jeudi 2 avril 2009

Fin de saison

Ça a commencé dimanche matin. Nous l'avons ressenti dès le réveil. La belle saison est terminée. La saison chaude et humide est arrivée. Ce matin: 94% d'humidité dans l'air! Même sans faire d'effort, la peau est constamment moite, à moins d'avoir la clim ou, à défaut, de bons ventilateurs. Il fait 29 degrés à 14 heures 30. L'humidité est tombée à 65% "seulement". Mais je suis à 2 doigts de craquer et de mettre la clim...
Les weekends plage et baignade vont donc reprendre, pour le plaisir des petits et des grands, et le jardin va s'agrandir encore un peu: des fraises, des concombres, et des laitues vont venir rejoindre nos tomates, oignons, poivrons et herbes aromatiques (dernier semis en date: du coriandre, du coriandre, et encore du coriandre, parce que j’adore ça!).

samedi 28 mars 2009

Sharks

Pas peu fière de ma fille... Après avoir montré à coach Jennifer comment elle se débrouille dans l'eau - 4 longueurs de grand bassin en 4 nages, en crawl, puis en dos crawlé, puis en papillon, et enfin à la brasse, Annette a été acceptée dans l'équipe des Sharks de la YMCA.

Suivant la suggestion de sa monitrice, nous lui avons demandé si elle aimerait passer à la Y hier après l'école pour voir si la coach de l'équipe avait un moment pour lui faire passer le test. Sans perdre une minute, Annette a enfilé son maillot. Elle est arrivée à la piscine, s'est présentée à la coach, a sauté dans l'eau, et nagé ces 4 longueurs (ce qu'elle n'avait jamais fait auparavant) sans être le moins du monde intimidée.

Au lieu de leçons de 30 minutes deux fois par semaine dans le petit bassin, elle commence, mardi, des leçons d'une heure, trois fois par semaine, dans le grand bassin. Et elle continue le foot avec son équipe des Sail Fish, le samedi matin. Elle a la pêche, cette petite, non?



mercredi 25 mars 2009

A bas les kilomètres!

J'ai entendu, l'autre jour, sur NPR (National Public Radio - LA radio qu'on écoute ici si on souhaite être VRAIMENT informé) un reportage sur la centaine de kilomètres de l'autoroute I-19 qui relie Tucson, dans l'Arizona, à la frontière mexicaine. Le mot-clé de la phrase précédente étant "kilomètres". A l’époque où cette partie d'autoroute a été terminée en 1972, le gouvernement américain essayait de promouvoir le système métrique dans un pays qui conduisait, et conduit toujours, en miles, et avait fait installer des panneaux de signalisation indiquant les distances en kilomètres. Le système métrique n'ayant pas pris, les habitants de la région et les utilisateurs de cette portion d'autoroute se sont retrouvés coincés avec ces panneaux étranges (pour ne pas dire étrangers), faute de fonds pour remédier aux résultats de cette campagne saugrenue. Jusqu’à maintenant. L'état d’Arizona a, en effet, décidé d'utiliser 1,5 million de dollars de sa part du plan de relancement du président Obama pour changer la signalisation et revenir à de bons miles américains. Comme le dit une personne interrogée: “We live in America, it should be American”... Ce projet de grande envergure et d'importance capitale (ne trouvez-vous pas, vous aussi?) va permettre d’embaucher, mesdames, messieurs, pas moins de 8 personnes, pendant 8 mois…

dimanche 22 mars 2009

County Fair


Ça faisait bien longtemps que je n’étais pas allée à une fête foraine. Alors quand j’ai vu, l’autre jour, une grande roue à l’horizon, je me suis renseignée… La foire du comté avait lieu ce weekend, l’occasion d’une belle sortie en famille, avec du fun pour tous. A l’origine, il s’agissait d’une foire agricole, mais si quelques jolies vaches, et autres poules et lapins étaient de la partie, plus un éléphant dressé et des cochons de course (oui, oui, vous avez bien lu… c’est la foire après tout), les principales attractions étaient les manèges et les stands de barbe-à-papa, pommes d’amour, elephant ears (énormes beignets en forme d’oreilles d’éléphant), saucisses, frites, etc, bref, de quoi s’amuser et se rassasier toute la journée, pour les amateurs en tout cas. Nous y avons passé une bonne partie de l’après-midi, et le rendez-vous est pris pour l’année prochaine.



jeudi 19 mars 2009

La récré

La cour de l'école était bordée d'un côté de la Seille, en contre-bas, et de l'autre côté, de l'église Saint-Brice en contre-haut (pas sûre que ce mot existe, mais vous voyez ce que je veux dire). La cour était en forme de rectangle, avec une bande d'herbe du côté de la rivière.

A la récré, nous avions parfois le droit d'apporter un ballon pour organiser une partie de foot ou de balle au camp. Sinon, il fallait recourir aux classiques: jouer au loup ou à chat perché (bien qu'il n' y avait pas trop de quoi se percher), à l'élastique, à la corde à sauter, ou encore échanger ses auto-collants Panini malheureusement collectionnés en double ou en triple.

On pouvait aussi se servir de son imagination: jouer à Drôles de Dames avec ses copines, par exemple, chanter "Trois petits chats" en frappant des mains à toute vitesse, ou tout simplement discuter de Platini, Maradona,

Claude François et Travolta.

Nous n’avions pas de balançoires, toboggans, ni monkey bars, mais un gros arbre bien vieux, avec d'énormes racines, autour duquel nous tournions et tournions, de racine en racine, avec le fou rire.

L'hiver venu, la petite pente gazonnée qui partait du mur de l'église pour atterir dans la cour était recouverte de neige, et nous avions tous tellement envie d'y grimper et de nous laisser glisser le plus de fois de possible avant le coup de sifflet annonçant la fin de la récré (qui retentissait toujours trop vite), mais non, c'était formellement interdit! Ah... Soupir.

Un printemps, la Seille avait, comme toujours, débordé, mais cette fois, encore plus que d'habitude. Chaque jour on espérait qu'elle monterait jusqu'au niveau de l'école qui devrait alors fermer, évidemment. Nous observions la rivière, et faisions des prédictions: "D'ici demain, c'est bon, les maîtresses auront les pieds dans l'eau".

Cette année-là, c'est passé près, mais la cour n'a pas été inondée. Les enfants qui habitaient de l'autre côté du pont, avaient la chance d' être transportés en tracteur pour pouvoir aller en classe malgré tout. Ça, au moins, c'était rigolo, mais moi, j'habitais du bon (mauvais?) côté... Pas de tour en tracteur, pas de maîtresses aux pieds mouillés, ni d'école fermée, mais bon, il y avait toujours... la RÉCRÉ.

La récré, c'était sacré. Et ça l'est toujours, j'en suis sûre.

dimanche 15 mars 2009

La saison est ouverte


Pour les plus téméraires en tout cas...

samedi 14 mars 2009

Quelques nouvelles du jardin


Ce matin, Annette nous a demandé si c'était maintenant l'été. Nous avons répondu, à cette question très pertinente, que, techniquement, nous sommes encore en hiver, et que, toujours techniquement, le printemps commence la semaine prochaine. Mais avec des températures à 26 degrés, grand ciel bleu, et grand soleil, tous les jours, ce n'est pas forcément facile à comprendre...

Mon petit jardin, lui, ne se préoccupe pas de détails techniques ni de dates de calendrier: les tomates poussent de partout, les 2 pionnières commencent même à rougir, le basilic que j'avais semé à Thanksgiving s'épanouit (enfin!) et des petits bourgeons de poivron pointent le nez. Les salades, quant à elles, ont été dégustées, en vinaigrette, pour l'une, et en vosgienne pour les autres.


mardi 10 mars 2009

Le beau camion rouge

Sir Thomas, qui est dans une grosse phase “camion,” a eu une belle surprise aujourd’hui à la crèche: la visite de deux pompiers, arrivés dans leur beau camion rouge rutilant. Non, il n’y avait pas le feu. C’était simplement l’occasion de venir parler aux petits de quelques règles de sécurité. Dès leur arrivée, les deux pompiers ont procédé à une distribution de casques pour chaque enfant, avant d'emmener le petit groupe découvrir tout ce qui se cache à l’intérieur de leur camion, et de donner à tous la possibilité de se faire prendre en photo au volant. Ce genre de visite dans les crèches et les écoles, qui fait partie de la mission d’éducation et de prévention des pompiers, est ici très courant, et a toujours beaucoup de succès auprès des enfants.



samedi 7 mars 2009

First haircut


Premier rendez-vous chez le coiffeur, ce matin, pour Sir Thomas: au début, ça ne lui a pas trop plu qu'une inconnue lui tripouille la cheveux, avec des ciseaux à la main, en plus, mais, bien dans les bras de sa maman, et un doudou à la rescousse, les larmes n'ont pas duré, et le résultat est très chouette.



vendredi 6 mars 2009

Happy Birthday, Dr. Seuss!

J’ai assisté, aujourd’hui, à un petit spectacle de chansons et poésie présenté par les élèves de Kindergarten pour fêter l’anniversaire de Theodor Seuss Geisel, mieux connu sous le nom de Dr. Seuss, né le 2 mars 1904.

Les livres de Dr. Seuss sont ici des classiques de la littérature pour enfants: The Cat in the Hat, One fish Two Fish Red Fish Blue Fish, Green Eggs and Ham, Horton Hears a Who, et probablement le plus connu à l’étranger: The Grinch Who Stole Christmas (Le Grinch). Ces classiques continuent de se transmettre de génération en génération. Les enfants qui ont lu, relu, et à force, mémorisé les histoires aussi originales que farfelues, et excentriquement illustrées du bon docteur (qui n’en n’était pas un, mais qui prescrivait à tous l’excellent remède du rire) prennent un immense plaisir à les lire, à leur tour, à leurs enfants. (Moi aussi, d’ailleurs, même si je ne les ai découvertes que bien plus tard). Les répétitions, variantes et rimes qui composent chaque page donnent à ces histoires et personnages loufoques un rythme endiablé qui reste inévitablement gravé dans notre mémoire, telles une chanson qu’on n’oubliera jamais. C’est là tout le génie de Dr. Seuss qui a révolutionné, dans les années 1950, l’apprentissage de la lecture, en rendant la chose beaucoup plus ludique.

Je l’ai vu et entendu cet après-midi sur les marches de l’école d’Annette: une nouvelle génération de jeunes lecteurs a pris le relais…



jeudi 5 mars 2009

Arlington Park, Mardi


Quand je vous disais qu'on fait des rencontres intéressantes à Arlington Park... Sont-y pas mignons ces deux-là?

mardi 3 mars 2009

Les maths et moi

Ça a toujours fait deux. D ès le début. Il m'a fallu un certain temps pour réaliser, puis accepter, que 3+2 et 2+3, c'est la même chose, et du coup, dès le primaire, le verdict est tombé: "Littéraire. Suivant!" Alors je suis drôlement soulagée que ce simple fait mathématique, et le calcul en général, semblent couler de source pour Annette, qui non seulement fait ses additions et soustractions en 2 temps 3 mouvements, mais en redemande même, le soir à table, pour s'entraîner au calcul mental. (Note à mon cher papa: il y a de l'espoir pour les périmètres...)


vendredi 27 février 2009

Arlington Park

Un de mes premiers billets sur ce blog était consacré à ce joli parc à deux pas de chez nous.

Depuis que nous nous sommes installés ici, nous allons nous y promener plusieurs fois par semaine. Je ne pourrais vous dire exactement combien de fois Sir Thomas en a fait le tour, mais ça va sûrement chercher dans les centaines. Quand je lui demande "Tu veux aller au parc?", il va vite chercher ses petites baskets, le sourire aux lèvres. Au début, il a eu une vue plutôt "aérienne" de l'endroit, confortablement installé dans son landau.

Et puis, une fois en position assise, il a pu découvrir autre chose que le sommet des arbres, les oiseaux et les (rares) nuages: les promeneurs, les marcheurs, les coureurs, les autres petits bouts en poussette, les chiens, et toute la petite faune du coin, les écureuils, qui l'ont beaucoup émerveillé au début, et les canards, les espèces de dindons, les tortues, et les ibis qui vivent au bord de l'étang. Au fil du temps, nous y avons même fait quelques rencontres exceptionnelles: un raton-laveur, des flamants roses, deux énormes piverts, et des chauve-souris à la tombée de la nuit.

Arlington Park, c'est aussi là qu'Annette a appris à lire ses chiffres, en arrêtant son petit vélo bleu devant chaque réverbère pour y lire le numéro attribué à chacun, et surtout à faire du vélo sans roues avec son papa, en commençant par se lancer du haut d'une des petites buttes le long du chemin. Les petites roues ont depuis été rangées, et Annette fait maintenant fièrement de grands tours de parc sur son vélo rose - avec une nette préférence pour les descentes qui lui permettent d'aller bien vite.


Et puis, quand on va à Arlington Park, il y a toujours la promesse des toboggans et des balançoires de l'aire de jeux, tout près, en tournant dans Hawthorne Street et en longeant la grande piscine bleue et blanche qui jouxte le parc.Arlington Park, pour moi, c'est un petit plaisir sans cesse renouvelé, une invitation à me promener, à prendre l’air, et à prendre le temps, tous les jours, ou presque.