mercredi 15 octobre 2008

A l'école


Comme cela se fait beaucoup ici, j'avais proposé à la maîtresse d'Annette de l'aider dans la salle de classe. Nous avions convenu du 15 octobre, et j'y suis donc allée ce matin, de 9h05 à 11h05. Comme le papa qui avait proposé ses services hier avait fait du zèle, la pauvre Mrs. N... n'avait plus beaucoup de travaux manuels à m'attribuer. J'ai donc eu le plaisir d'assister à 2 heures de cours contre seulement une vingtaine de citrouilles cartonnées, et autant d'acorn laminés, à découper (Halloween oblige).
La matinée a commencé, comme d’habitude, par le Pledge of Allegiance. Je m'étais mise un peu en retrait pour que les enfants ne remarquent pas que je ne mettais ni la main sur le cœur ni ne récitait le serment au drapeau américain. Je ne suis pas américaine, et même si je l’étais, je ne suis pas sûre que je me joindrais à cette tradition.
Les deux heures ont passé très vite. Je me suis régalée à observer les petits, leurs comportements, leurs façons d'agir entre eux et avec leur institutrice, de faire attention (ou non), de rêver, de faire le singe sur leur chaise, de parler si bas pendant leur présentation que même l’instit ne pouvait vraiment entendre ce qu’ils disaient, ou au contraire bien fort avec beaucoup d’assurance.

Les choses qui m'ont marquée sont les suivantes:
-Une institutrice pleine d'enthousiasme, très attentionnée et douce, mais qui sait faire régner le calme et l'ordre (enfin, un ordre quand même bien différent de l'ordre que j'ai connu en France au primaire où il ne fallait pas faire un pet de travers...) Tout est relatif, surtout entre les 2 cultures.
-Des enfants de 5-6 ans qui réussissent, pour la plupart, à rester concentrés pendant 2 heures d’affilée. Chapeau!
-Une série d'activités qui permettent d'apprendre tout en incitant une participation de tous à tout moment, et beaucoup de travail en groupe(s).

-Une pédagogie dynamique qui permet aux enfants de se déplacer souvent, mais avec des techniques qui permettent le mouvement d'une façon ordonnée.
-Un certain degré d’autonomie donné aux petits: par exemple, un exercice écrit de lecture / écriture, à faire seul, là où on veut dans la salle (sur une chaise, par terre, etc - n'importe où, sauf à une table, et encore moins à sa place). Certains ont fait l’exercice, en partie, en entier, ou pas du tout. La maîtresse, elle, travaillait l'orthographe avec 3 ou 4 élèves, sans vraiment surveiller si le travail se faisait ou non. A ce moment-là, c'était, je pense, soit l’occasion pour ceux qui aiment ça, de faire un exercice supplémentaire un peu plus difficile, et pour les autres, de se reposer. Bonne idée, je trouve.

-Un esprit de classe, de communauté, de respect entre les élèves, qui fait chaud au cœur. Bon, d'accord, à la récré, ce n'est peut-être déjà plus la même chose…

6 commentaires:

Mary a dit…

C'est tres interessant d'avoir tes impressions sur la pedagogie! On dit tellement tout et son contraire sur l'ecole ici. Penses-tu que finalement tout depende de l'instituteur et de l'ecole ou on se trouve?
Et Annette? A-t-elle reussi a faire abstraction de ta presence?

HELENE J a dit…

Cela ressemBle pas mal à ce que l'on retrouve ici enfin dans mon coin en tout cas qui est bien franchouill' paumé dans la cambrousse.

ariana lamento a dit…

oui, tiens, j'allais poser la même question que Mary à propos d'Annette.
Ca m'a l'air super d'être dans cette classe, et petit à petit; les élèves apprennent à s'asseoir et à écouter davantage. Si j'étais maitresse, j'aimerais faire Kindergarten. et toi?

Corinne a dit…

Les enfants sont-ils 20 maximum par classe ?
Moi c'est la grande difference qui m'avait frappe par rapport a la France.
Impressionnant de constater que sans en avoir l'air, ils apprennent enormement non ?
Bon week-end Flo !

Flo a dit…

@Mary: il y a tant de disparite entre les ecoles d'une meme ville, que oui, l'ecole ou va un enfant, et l'instit aussi, influent beaucoup l'experience que chacun a du systeme scolaire ici.
@Helene: j'imagine que les choses ont change - heureusement - depuis que j'etais moi-meme au primaire. Malgre la centralisation (qui n'exsite pas ici), il y a quand meme de grosses diaparites en France aussi, non?
@Ariana: Annette a pu faire abstraction de ma presence pendant les activites en groupe. C'etait plus difficile pendant le travail individuel. Elle etait surtout tres triste quand je suis partie. Les grosses larmes et tout. L'instit lui a pris la main et elle est partie en recre.
Si j'enseignais en primaire, KG serait probablement mon premier choix.
@Corinne: 20 maximum par classe, oui. Ils sont 18 dans la classe d'Annette. Et tu as raison, ils apprennent enormement, comme ca, l'air de rien. C'est tres interessant a observer.

sandrine a dit…

OUi moi aussi j ai beaucop aime que ma fille aille a l'ecole elementaire aux USA. C'est beacoup plus "ouvert" qu'en France. Ma fille a eu la chance de faire sa scolarite dans les ecoles publiques du Maryland, qui sont tres bonnes. Et le fait de participer en faisant du benevolat permet de "surveiller" ce que font les enfants et la maitresse et donc de rester au courant de ce qui se fait, comment, et aussi de voir qui sont les petits amis.